07 décembre 2010

Résultats de l'enquête "Pisa"

Tous les trois ans, depuis 2000, l’OCDE teste les élèves des pays membres de l’organisation en lecture, mathématiques et sciences. Ce sont les fameux tests Pisa.

Tests Pisa : francophones en progrès, Flamands en recul

DR

Mardi, l’OCDE a rendu publics les résultats du dernier test en lecture, réalisé l’an dernier. Il porte principalement sur les compétences en lecture. les élèves belges francophones, généralement si malmenés dans les tests Pisa, redresseraient la tête. En revanche, les élèves néerlandophones, habitués eux à occuper le sommet du classement, seraient en recul.

La Belgique se classe respectivement 11e et 14e sur 65 dans les 2 premières catégories.

Les élèves français de 15 ans ont des résultats dans la moyenne des pays de l'OCDE mais les inégalités scolaires se sont accrues en France depuis l'an 2000, avec notamment davantage d'élèves faibles, selon les résultats de l'enquête "Pisa" 2009 rendue publique mardi.

Comme lors de la précédente enquête de 2006, la France se situe dans la moyenne de l'OCDE pour les trois compétences étudiées (21ème sur 65 en compréhension de l'écrit, 22ème en mathématiques et 27ème en sciences), loin derrière la tête du classement 2009 composée de Shanghai, Corée du Sud et Finlande.

Outre ces pays, les plus performants, selon "Pisa" 2009, sont la ville chinoise de Shanghai, la Finlande, l'Australie ou les Pays-Bas, l'Asie trustant les cinq premières places en mathématiques. Globalement, Allemagne, Pologne et Portugal s'améliorent, mais Suède, Irlande ou République tchèque reculent.

Partout, les filles devancent les garçons, avec un écart moyen représentant l'équivalent d'une année d'études.


Lu dans le Soir et Libération le 7 décembre 2010

L'électricité vas augmenter au Portugal pour les entreprises

Le président de l'Association Portugaise des Entreprises de Distribution affirme dans une interview à la presse que l'électricité pourra augmenter l'année prochaine au Portugal de 15% pour les entreprises, c'est peut-être pour cela que le salaire minimum n'atteindra pas l'année prochaine les 500 € comme prévu... La semaine dernière on avait déjà appris (ce qu'on savait déjà) que l'écart des salaires au Portugal était le deuxième de l'Europe... et les salaires les plus élevés aussi!

ENTRE CAIS em português/en portugais


http://canais.sol/blogs/entrecais/default.aspx

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http://canais.sol.pt/blogs/entrecais/default.aspx

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Coupes dans les dépenses de santé au Portual.

Au Portugal on coupe les dépenses partout, même dans la santé (5%) alors que tout augmente et, je ne comprends toujours pas comment continue à la tête du ministère une médecin qui accepte les coupes alors qu'on ne peux pas soigner demain comme on le fait aujourd'hui, on licencie alors qu'il faut plus de personnel qualifié, des aides-malades aux médecins, de nouveaux médicaments, investir dans des nouvelles machines et des hôpitaux...

05 décembre 2010

Côte-d'Ivoire: deux Présidents, un statu quo

Libération 04/12/2010 à 21h30 (mise à jour le 05/12/2010 à 11h27)

Par THOMAS HOFNUNG

Un Président déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo, qui prête serment au Palais présidentiel d'Abidjan. Un Président élu à la majorité, selon la Commission électorale indépendante (CEI), et reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, qui reconduit le Premier ministre, Guillaume Soro, à la tête du gouvernement. La Côte-d'Ivoire est en pleine confusion. Retour sur une folle journée.

11 heures, au palais présidentiel

Les invités à la cérémonie d'investiture de Laurent Gbagbo arrivent sous un soleil de plomb dans le quartier fantomatique du Plateau, à Abidjan. Des pick-up surmontés de mitrailleuses lourdes sont postés aux abords du palais présidentiel. Dans la matinée, on a appris qu'au moins deux personnes avaient été tuées dans la nuit par les forces de sécurité dans le quartier de Port-Bouët. D'autres incidents ont été signalés dans plusieurs zones d'Abidjan, à Treichville, où une cinquantaine de blessés ont été dénombrés, selon l'ONU, mais aussi à Koumassi, à Abobo et à Yopougon, sans qu'il soit possible, à ce stade, de dresser un bilan fiable.

Sur l'esplanade qui conduit au palais des jeunes portant des tee-shirt blancs à l'effigie du Président sortant font la claque en chantant: «On a installé Gbagbo! On a installé Gbagbo!» Le membre de la commission électorale qui, devant les caméras de télévision, avait empêché son porte-parole de délivrer les résultats provisoires, est accueilli en héros.

13h20, à l'intérieur du palais présidentiel

Une clameur s'élève dans la salle dite des pas perdus. Simone Gbagbo, la «première dame», vient d'entrer. Elle porte une robe blanche qui scintille. Puis c'est au tour de Laurent Gbagbo de faire son apparition. Il marche d'un air las, son aide de camp l'aide à s'asseoir dans un fauteuil rouge.

Dans l'assistance, on reconnaît l'un des leaders des «patriotes», Eugène Djué, et plusieurs ministres. Mais aussi deux hommes dont le nom est cité dans l'affaire de la disparition du journaliste Guy-André Kieffer: le ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré et le conseiller économique Aubert Zohoré. Les principaux chefs de l'armée sont là, mais seule une poignée de diplomates a fait le déplacement: les ambassadeurs du Liban, d'Angola et d'Afrique du Sud. Juste derrière eux, Guy Labertit, ami personnel et inconditionnel de Laurent Gbagbo, l'ancien «monsieur Afrique» du Parti socialiste.

Le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao Ndré, détaille longuement les résultats, justifiant l'invalidation du vote dans neuf départements du Nord ayant permis la victoire de Gbagbo. Dans son fauteuil, celui-ci s'endort. Enfin, il prête serment: «Devant le peuple souverain de Côte-d'Ivoire, je jure solennellement et sur l'honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution...»

L'assistance l'acclame, sans excès d'enthousiasme. Dans son discours d'investiture, Laurent Gbagbo dénonce des «cas graves d'ingérence», ajoutant: «La souveraineté de la Côte d'Ivoire, c'est elle que je suis chargé de défendre, et elle, je ne la négocie pas.»

16h30, Hôtel du Golf

Dans un salon, Alassane Ouattara, «le Président élu», et le Premier ministre Guillaume Soro, font leur entrée. Le premier s'assoit sur un fauteuil rouge (comme au palais) et le second sur une chaise. Derrière eux, au premier rang des invités, trône le commandant Wattao, l'un des chefs des Forces nouvelles (ex-rebelles). Le régime de Gbagbo, qui a toujours dénoncé la collusion des rebelles avec Ouattara, est servi.

On apprend que ce dernier a prêté serment par écrit, samedi matin, en envoyant par voie d'huissier un courrier au président du Conseil constitutionnel. Il y a joint une lettre manuscrite dans laquelle on peut lire: «Je soussigné Alassane Ouattara, né le (...), prête comme suit serment de président de la République de Côte-d'Ivoire: Devant le peuple souverain...»

Le Premier ministre Guillaume Soro annonce qu'il remet sa démission «à son excellence, le président de la République», «le vrai vainqueur de l'élection». Il est aussitôt reconduit dans ses fonctions par Ouattara pour «prendre en main les affaires courantes». Dans son discours, «le Président élu» demande aux forces armées d'assurer la sécurité «sur l'ensemble du territoire» de Côte-d'Ivoire. Puis l'assistante entonne l'hymne national, l'Abidjanaise.

Ce samedi, à Abidjan, un Président - isolé sur le plan diplomatique - a prêté serment sous les ors de la République et devant les corps constitués. Un autre - fortement soutenu par la communauté internationale - s'est exprimé en tant que chef de l'Etat depuis l'hôtel où il est consigné pour raisons de sécurité. La Côte-d'Ivoire est sens dessus dessous.

Dimanche matin, Thabo Mbeki arrive en «mission d'urgence»

L'ex-président sud-africain Thabo Mbeki, envoyé en «mission d'urgence» par l'Union africaine, est arrivé dimanche matin à Abidjan pour tenter de trouver une issue à la grave crise post-électorale.

Thabo Mbeki est arrivé vers 9 heures (locales et GMT) à l'aéroport d'Abidjan. Une exception à la fermeture des frontières, notamment aériennes, décidée cette semaine par l'armée dans un climat de forte tension. Il a été accueilli par les services diplomatiques sud-africains, en l'absence d'officiels ivoiriens.

Samedi, l'Union africaine (UA) avait annoncé l'avoir envoyé pour «trouver une solution légitime et pacifique à la crise».

Selon une source officielle ivoirienne, Thabo Mbeki doit rencontrer Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara.